Depuis le début de la semaine, 8 ouvriers du bâtiment sont arrivés dans le village où nous construisons l'école.
A leur arrivée, ils ont monté la petite tente dans laquelle ils vivront, mangeront et dormiront jusqu'à la fin des travaux.
Pendant que les ouvriers s'activent sur le chantier, les institutrices continuent d'enseigner et de prendre en charge les enfants de maternelle sous leur petit abri de fortune.
A 300km de là, à Hanoi, un grand mouvement de solidarité a permis, cette semaine, de lever les fonds qui manquaient pour terminer la construction de l'école.
En effet, grâce à l'appel lancé sur les réseau sociaux par Bau et sa sœur Thu, 62 vietnamiens faisant partie de leur cercle amical ont effectué des dons qui nous ont permis de collecter près de 3 000€.
C'est un virement de la fondation Horizon Vietnam créée par Bau pour aider les personnes défavorisées du Vietnam qui nous a permis de boucler notre budget.
En voyant tous mes amis vietnamiens se mobiliser pour donner vie à cette école, j'ai eu une petite pensée pour Mary cette semaine.
C'est vraiment une belle histoire que nous écrivons en sa mémoire, et je mesure à quel point elle est aussi chargée d'émotions pour toute sa famille qui nous accompagne dans cette aventure.
Un énorme merci à Thu qui fait un énorme travail pour piloter le chantier et qui me tient régulièrement informée de son avancée.
Dans le cadre de leur oral de Bac ASSP, joliment appelé " Chef d'œuvre " , Eline, Célia et Séréna devaient monter un projet en lien avec l'aide à la personne.
Eline, Célia et Séréna
C'est le thème de l'enfance en difficulté qu'elles ont choisi de porter, en organisant une intervention dans une école brestoise afin d'inciter de jeunes écoliers à se mobiliser pour aider des enfants vietnamiens.
A leur demande, je suis donc intervenue lundi dernier à l'école primaire Saint Joseph du Pilier Rouge pour présenter aux enfants les conditions de vie difficiles des enfants des rizières et pour leur expliquer comment notre association intervenait pour les aider.
Après avoir visualisé un premier film sur les conditions de vie des écoliers dans le nord du Vietnam, les enfants ont découvert les projets menés par l'association ces dernières années.
A la fin de l'intervention les questions furent nombreuses.
Un petit garçon qui venait de comprendre que le riz était le principal aliment consommé dans les montagnes m'a demandé comment faisaient les enfants vietnamiens qui n'aimaient pas le riz?
L'absence de téléphones portables, de consoles de jeux, d'ordinateurs et même de voitures dans le quotidien des écoliers des rizières a beaucoup fait réagir.
Une petite fille m'a demandé comment faisaient les enfants qu'elle avait vu sur les films pour aller chez le coiffeur ...
En voyant les maisons sur pilotis, une autre petite fille a eu cette incroyable réflexion : Donc, ils font du camping toute l'année !
Très sensibles à nos actions, les enfants ont dit que nous étions très gentils d'aider les écoliers du Vietnam. Un petit garçon a même sorti de sa poche les 2 cts qu'il possédait pour les offrir aux enfants vietnamiens.
Eline, Séréna et Célia ont ensuite proposé aux enfants d'apporter à l'école des polaires trop petites pour eux afin de les donner aux petits vietnamiens. Puis elles ont distribué les flyers qu'elles avaient préparés pour les parents.
En plus des polaires, les enfants ont également souhaité faire des dessins pour les écoliers Vietnamiens,
Lorsqu'à 15 h00, les notes de la musique Enola Gay d'Orchestral Manœuvre in the Dark sont arrivées à leurs oreilles sur les dernières images du film, les enfants se sont mis à danser sur leur chaise. Certains ont même poussé l'audace jusqu'à se lever pour mieux balancer leurs bras en l'air.
L'heure de la récréation venait de sonner. Mais avant de les libérer, j'ai annoncé aux enfants, que nous partions au Vietnam au mois d'avril.
Un petit garçon s'est alors exclamé : "Mais je savais pas qu'on allait tous au Vietnam !"
J'ai dû lui expliquer que le "nous" n'incluait malheureusement pas tous les enfants de son école mais uniquement 16 Lampaulais.
Cette rencontre avec les enfants fut passionnante, mais déroutante aussi, parce qu'il fallait trouver des réponses à des questions parfois surprenantes. Mes enfants étant aujourd'hui grands, je dois vous avouer que j'avais oublié qu'avec les jeunes enfants, il faut faire attention à chaque mot prononcé !
Merci Eline, Séréna et Célia, de m'avoir associé à votre beau projet et bonne chance pour votre épreuve du chef d'œuvre qui vous permettra, je l'espère, d'obtenir une bonne note pour le Bac.
Et Merci aux enfants et aux enseignants de l'école Saint Joseph du Pilier Rouge pour ce bel après midi en votre compagnie.
Si vous avez au fond de vos placards des polaires ( 2-14 ans) trop petites pour vos enfants, n'hésitez pas à nous contacter ou à les apporter chez un des membres du groupe que vous connaissez.
Dans le Nord du Vietnam, le petit hameau de Hoa My vit depuis un mois au rythme du chantier de la nouvelle école.
L'ancienne école est à présent totalement démontée et compte tenu de l'absence de route, des convois de motos ont permis à tous les matériaux d'arriver à destination.
Malgré un arrêt des travaux pour célébrer les fêtes du Têt (nouvel an asiatique), le chantier avance au rythme initialement prévu et l'école aura d'ici un mois, quatre murs et un toit.
Pour que les enfants puissent continuer à aller à l'école, un petit abri a été construit avec un peu de bois, quelques tôles et des bâches. En cette période hivernale, c'est loin d'être une situation idéale, mais c'est malheureusement une étape indispensable pour leur permettre d'intégrer au printemps la belle école dont ils rêvaient.
Malgré le contexte difficile, les sourires restent présents
Lorsqu’ à la fin du mois
d’octobre dernier, nous avons décidé de nous lancer dans l’organisation
du voyage humanitaire d'avril 2023, je me suis demandée par
où commencer. Et ma première idée fut de rendre une petite visite à celle qui est à l'origine de ce voyage.
J’ai ensuite contacté mes
amis Bau et Huong au Vietnam pour leur demander de rechercher une
école que nous pourrions financer. C'est Bau qui le premier a trouvé une école correspondant à nos souhaits et nous avons commencé à travailler sur ce projet.
Bau
Mais quelques semaines plus
tard, il a appris que dans une région bien plus pauvre du Vietnam, à
Tram Tau, la construction d’une autre école était une plus grande
priorité.
Nous connaissions la région de
Tram Tau pour y avoir déjà mené des projets en 2014 : construction
d’une route, installation de citernes d’eau, distribution de
bottes et blousons dans des écoles ...
Il y a 9 ans, la mise en place de nos actions humanitaires à Tram Tau avait été très compliquée. Alors, conscients des difficultés que nous risquions de rencontrer, nous avons eu beaucoup de mal à nous engager. Mais cette école hommage à Mary devait refléter sa personnalité. Celle d’une femme qui ne baisse pas les bras face aux difficultés.
C'est pour elle, que nous avons accepté de donner notre accord pour ce sacré projet.
Dans un petit hameau de Tram
Tau portant le joli nom de Hoa My, 30 enfants de maternelle sont actuellement scolarisés dans une vieille école en tôle construite il y a plus
de 20 ans.
Aujourd’hui la tôle
commence à rouiller, de nombreuses fenêtres sont cassées et quand en été, les températures dépassent les 40°, la
chaleur devient insupportable pour les jeunes écoliers. Et quand vient l’hiver et que les
températures sont inférieures à 10°, les enfants sont
frigorifiés et doivent conserver leur manteau dans la classe pour se protéger.
En attendant la construction
de la nouvelle école, Thu, la petite sœur de Bau, leur a apporté des
bonnets et de nouveaux manteaux, car pour ces jeunes écoliers, des
vêtements chauds sont aussi indispensables que des cahiers et des
stylos.
des bonnets, des blousons mais aussi des bombons...
A Hoa My, les enfants de
maternelle, n’ont pas de cantine. Ils arrivent donc le matin avec
un récipient contenant un peu de riz qu’ils mangent froid à
l’heure du déjeuner, assis par terre.
Alors, nous avons rêvé pour
eux, d’une grande école bien isolée pouvant accueillir jusqu’à
60 élèves et permettre ainsi, dans les années à venir, à tous
les enfants de Hoa My d’être scolarisés.
Il nous a également, paru
important, que cette école soit équipée d’une cantine, d’une
cuisine et de sanitaires.
Et pour que les courageux
instituteurs et institutrices qui enseignent dans cette petite école
de montagne puissent avoir une petite pièce rien que pour eux, nous
avons aussi prévu une salle des professeurs.
Compte tenu de l’absence de
route menant à l’école, aucun camion ne pourra passer.
C’est
donc sur des motos que devront être montés les briques, les sacs de
ciment et tout le matériel nécessaire à la construction de
l’école.
Rien n’est simple et c'est un véritable défi que nous nous apprêtons à relever.
Compte
tenu des lourdeurs administratives, le lancement du chantier a pris
du retard, mais comme le disent si bien nos amis vietnamiens,
« jusqu’à présent tout va bien !».
Le démontage de l’ancienne
école a débuté le week-end dernier, et la durée du chantier
étant estimée à 3 mois, nos amis nous assurent que
lorsque nous arriverons, la nouvelle école sera terminée.
Pour les occidentaux que nous
sommes, construire une école dans de telles conditions, sur un si
court délai parait irréalisable. Mais la première école que nous avons construite au Vietnam a été montée en 12 semaines. Alors on croise les doigts, on leur fait confiance et
on est de tout cœur avec eux.
Le prix de cette école est de
20 000€. L’école des rizières finance ce projet à hauteur de
16 000€, notre ami Bau, a fait un don de 2000€ et des
événementiels sont programmés au Vietnam pour boucler le budget.
Nous voudrions dire un immense
merci à Bau, pour son investissement à nos côtés.
Quand nous l'avons rencontré, Bau avait 22 ans. Il était le guide stagiaire qui accompagnait
notre guide francophone lors de notre premier voyage au Vietnam.
Au fil des années, nous l'avons vu grandir, évoluer et à 36 ans, nous sommes aujourd'hui très fiers de le voir gérer avec beaucoup d'humanité ses 300 salariés dans le secteur du tourisme.
Mais notre plus grande fierté
est de l’avoir inspiré à travers l’école des rizières et
de le savoir aujourd’hui investi dans de nombreuses associations
humanitaires vietnamiennes dont celle qu’il a créée.
Nous ne savons pas comment il fait, mais malgré son emploi du temps hyper chargé, Bau est également praticien en médecine traditionnelle, très investi dans une association bouddhiste et amoureux d'un instrument de musique ancestral qu'il pratique avec passion comme vous le découvrirez dans la vidéo ci-dessous.
Bau fait parti de ces êtres à
part, que la vie a mis sur notre chemin et nous nous réjouissons
depuis 15 ans, de voir notre amitié traverser les années.
Compte tenu de ses multiples
activités, c’est à Thu sa
petite sœur, que Bau a confié le suivi du chantier. Elle est
réactive, efficace, et c’est un véritable plaisir de l’avoir
comme coéquipière à nos côtés. Merci à eux.
Thu
Etant donné que Bau a pris en
charge la construction de l’école, c’est à notre amie Huong que nous avons
confié l’organisation de notre circuit et la mise en place
d’actions humanitaires sur notre trajet. Je reviendrai bientôt vous en parler